VTT et ski de rando : le coup de foudre

Julien et Cedric Regnier ont fait leur baptême de VTT à assistance électrique pour rejoindre les névés encore skiables au-dessus de La Plagne. Une expérience enthousiasmante qui leur a permis d’associer randonnée en VTT et randonnée à ski. Les frangins en ont tiré une petite vidéo et Julien a répondu à quelques questions sur cette pratique qui augure de nouvelles possibilités pour le ski de fin de saison.

Cédric, son vélo, ses camox freebird

Cédric, son vélo, ses camox

black crows : explique-nous de quoi il retourne.

Julien : Avec mon frère Cédric, vu qu’il y avait encore beaucoup de neige en montagne, on s’est dit qu’on irait bien chasser les névés. Comme mon frère a un magasin de location, on a pris deux VTT électriques et on a chargé les skis sur les sacs. On est donc parti de son magasin situé à Plagne Bellecôte et on a pris la direction du secteur de Roche de Mio. On a fait environ 1 000 mètres de dénivelé sur un sacré long parcours et on a pu rejoindre la neige sans être cramé. C’était une première expérience pour nous deux et ça nous a super emballé.

black crows : tu penses que cette association VTT électrique et ski de rando a de l’avenir ?

Julien : Oui parce que ça ouvre des possibilités pour les skieurs qui n’ont pas forcément une énorme caisse pour enchaîner vélo et randonnée à ski. Ce n’était ni du grand ski, ni du grand vélo, mais ça nous a permis de faire du ski de randonnée au mois de juillet et c’était vraiment cool. C’est un moyen super cool de découvrir les montagnes. Je le recommande vivement, c’est étonnant.

Julien et ses navis freebird a l'attaque de la neige de printemps

Julien et ses navis freebird a l’attaque de la neige de printemps

black crows : et les vélos ne sont pas trop lourds ?

Julien : non, ils font moins de 20 kg et, avec l’assistance, tu n’as pas la sensation de conduire un tank. Tu as vraiment l’impression de piloter un VTT. Tu es tout de suite à des vitesses agréables sur les chemins. Tu ne te traînes pas en pédalant dans le vide et tu prends du plaisir à monter. Les batteries sont vraiment au point et elles tiennent suffisamment longtemps pour faire de longs parcours. En descente, ça marche très bien aussi. C’étaient des vélos enduros, donc ils sont moins efficaces que des VTT spécifiques à la descente, mais on a eu de belles sensations. Avec la batterie au milieu, ça n’affecte pas la manœuvrabilité et ça se pilote très bien.

black crows : en résumé, les skieurs vont pouvoir continuer à glisser après les fermetures des stations…

Julien : On peut partir en montagne sans avoir besoin d’un 4×4 – d’ailleurs ici c’est interdit à La Plagne – et c’est une bonne alternative. Tu peux aller n’importe où avec un vélo. C’est un moyen sympa pour accéder à la neige en fin de saison ou quand il y a de grosses chutes après la fermeture. Là, au lieu de pleurer parce qu’il n’y a plus rien d’ouvert, tu peux monter à vélo. Léo Taillefert l’a fait au Brévent cette année. Je crois qu’il est monté en 35 minutes depuis Chamonix (à vérifier :), puis il a chaussé ses skis de rando. Donc on peut très bien imaginer que cela ne prendrait pas trop de temps d’accéder aux Grands-Montets. C’est une pratique qui n’est vraiment pas bête pour aller chercher la neige en fin d’hiver.