Bonheur suprême

La série internet « Seeking Nirvana » – mêlant humour, beau ski et paysages grandioses de Colombie Britannique – a rencontré un joli succès sur la toile. Pour en savoir davantage sur cette réussite, nous avons posé quelques questions au crow Mike Enitiuk, protagoniste et cocréateur de cette série dont la réussite tient autant de l’authenticité que de l’allégresse.

Black crows : Comment est né le projet Seeking Nirvana ?

Mike : Ça a commencé il y a environ deux ans avec toute une bande d’amis de Whistler. On a essayé de monter un projet qui n’a finalement pas vu le jour. Et puis cette saison, avec Riley, Joe et Matt, on s’est aperçu que nos agendas correspondaient et on a donc mis toute notre énergie pour réaliser cette ambition. Aujourd’hui, après avoir réalisé trois épisodes, je suis vraiment surpris que les choses aient si bien marché.

le crow Mike Enitiuk

the crow Mike Enitiuk

Black crows : Comment définirais-tu l’âme de cette série ?

Mike : L’idée est de dépasser la pratique du ski pour partager la beauté de notre environnement avec les spectateurs, mais aussi de montrer les hauts et les bas de notre quête. On a aussi voulu réaliser des épisodes rapprochés afin de garder les spectateurs en haleine.

Black crows : Qu’est-ce qui la différencie d’autres séries ?

Mike : On a vraiment essayé de faire autre chose que du “ski porn”. Quand on filme en backcountry, ce qui nous entoure est tellement plus riche que de simple lignes de malades. Rien que dans les endroits que nous explorons, les paysages, les montagnes et les panoramas sont d’une telle beauté. Nous voulons saisir cela et le rendre abordable à chacun. Nous voulons transmettre l’envie de découvrir les montagnes.

Black crows : c’est également très drôle, est-ce une manière de dire que le ski n’est pas une activité très sérieuse ?

Mike : Nous avons ajouté une touche Wes Anderson afin de rester léger. Il y a beaucoup de production relativement sérieuses et nous voulions montrer la joie qui enveloppe nos drôles d’aventures pendant l’hiver.

Black crows : Est-ce que vous allez continuer sous cette forme ou changer l’an prochain ?

Mike : Nous ne sommes pas certains de la forme que prendront nos films l’an prochain. Nous voulons garder la même ambiance tout en effectuant des modifications. Mais cela dépendra aussi de l’alignement des budgets pour réaliser ce qu’on souhaite. Cela dit, nous commençons déjà à bosser dessus.

Black crows : Quel est ton parcours dans le ski ?

Mike : J’ai grandi à Spruce Grove, dans l’État d’Alberta et, pendant notre enfance, nos parents nous emmenaient ma sœur et moi dans la station de Jasper. Et puis on a commencé à faire des bosses et c’est devenu mon objectif principal au cours de mon adolescence. Après avoir terminé le lycée, je suis parti m’installer à Whistler. J’ai acheté une motoneige et je me suis mis à skier tous les jours. Aujourd’hui, quand je fais le bilan de ces années, je n’ai aucun regret.

Mike : Comment est-ce que tu finances ta passion ?

Mike : 90 % de mon temps est consacré au ski et aux tournages, et puis je fais aussi le coach sur les camps d’été Momentum.

Black crows : Comment as-tu découvert black crows ?

Mike : La première fois que j’ai découvert black crows, c’était à travers les POV de Julien dans de vieux segments Poor Boyz. Et puis j’ai commencé à voir des planches à Whistler et appris que mon bon pote Callum (Pettit, NDLR) avait rejoint l’escadrille. Comme la communauté ski est une grande famille, je connaissais aussi Chris (Booth, NDLR). Pour moi, rejoindre la famille Black Crows était une évidence.

Black crows : Quels skis utilises-tu ?

Mike : Nocta 188 et nocta air 188.

Black crows : Qu’est-ce que le ski pour toi ?

Mike : C’est mon mode de vie et la manière dont je m’exprime. C’est quelque chose qui est littéralement gravé dans mon esprit. Dès que je skie, je me sens mieux et je profite du dehors.