2+0+1+6=9

Nous y voilà, précipités dans 2016, le regard scrutant les nuages ou la bouche grande ouverte pour saisir un flocon au vol. Le sort du passage à la nouvelle année ne s’est pas joué de la même manière entre les différents continents. À Chamonix, au contraire de la côte nord-ouest américaine, les fêtes ne furent pas floconeuses et personne ne s’attendait à la descente du père Noël sur un chemin aussi pierreux. Tandis que Bird nous envoyait tout sourire des photos de poudreuse dans les North Cascade, Compagnet, ne sachant plus à quel saint se vouer, échaffaudait dans sa barbe des voyages vers d’autres hivers.

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Il y eu bien ce bal du Winter Unlimited au départ des Grands Montets, telle une danse incantatoire dédiés aux esprits des cieux. Qui sait si ces derniers, emmitouflés dans leur Nino, ont fini par prêter l’oreille aux sons des musiciens Synapson et Kosme et au martellement du pied des danseurs. Quoi qu’il en soit, un matin, elle était là, nacrée et gonflée de pétales épanouies, plongeant les montagnes dans le sommeil et mettant la ville en effervescence. Les lumières s’allumèrent aux fenêtres, les oiseaux regagnèrent leurs nids et les riders affûtèrent leurs engins de glisse. La ville repris soudainement des couleurs dans la paleur blafardre de la tempête.

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La neige est un mystère. On a beau analyser sous toutes les coutures ses cristaux et leurs associations, elle nous échappe. La magie de son atterrissage, la magie de sa légèreté et de son poids, la magie de son silence, tout ce mystère nous plonge dans la plus délicate des perplexités. Instable, éphémère, fixe et éternelle, elle change continuellement la forme des choses. Avec la finesse d’un scuplteur, elle façonne un monde différent chaque jour. Entrant dans une année sous le signe du neuf, il faut espérer que la conjoncture des temps est en marche et que l’hiver est parti pour être opulent. De notre côté, on vous souhaite de signer ce nouveau grand oeuvre de vos traces.

2016, pour une année de tous les plaisirs

Et gaffe aux risques d’avalanches les amis ! Dieudon.